Correspondances Impertinentes

>>> Lettres Impertinentes

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Lettre d’une maîtresse à son chien Rio Grande de Karakolès

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Cher Rio,

Rio Grande des Karakolès ! Quel nom pompeux pour un si petit chien!

Un chiwawa ça ressemble à rien! A un rat peut-être, tremblant et aboyant pour un oui ou un non, hargneux même quelquefois.

C’est vrai que tu avais de quoi être perturbé, quand tu es arrivé tu venais de perdre ton maître… Et moi mon père…

J’ai donc pris le relais. Je crois que tu ne le regrettes pas vue la fête que tu me fais tous les soirs lorsque je passe le portail!

Tu es tout petit et tu t’obstines à vouloir imiter le doberman du voisin pour effrayer le facteur!

Tu es jaloux, d’ailleurs la cohabitation avec Rosalie, n’a pas été des plus facile, mais après quelques coups de griffes et quelques souffles sulfureux, vous avez trouvé vos

marques, et, à mon grand étonnement, je vous surprend de temps en temps à vous renifler tendrement!

Papa, de là haut, doit être content! Ces derniers temps, il ne pouvait plus te promener comme avant, tes sorties se limitaient au petit carré de jardin, ses  jambes ne pouvant

aller plus loin.

Tu n’as pas perdu au change, entre canapé et sorties en forêt tous les dimanches!

Je t’envie le matin lorsque je pars travailler, et que tu t ‘enroules dans ta couverture pour te faire un nid douillet… Qu’elle vie de chien!!!…

Mon Cher Rio, je dois te quitter, mais avant , je dois t’avouer que je ne m’attendais pas à ce qu’un si petit bout de rien prenne autant de place dans ma vie…

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Par Christine Charles, atelier d’écriture de St Alban

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Correspondances entre Lettres

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Chères minuscules,

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La haute responsabilité qui m’incombe m’oblige à vous rappeler quelques règles de bienséance. Vous, le trio d’initiation, l’abc de toute promotion naissante, ne devez, en aucun cas, vous fourvoyer dans l’anonymat, la banalité et la concupiscence.

Point n’est besoin de vous chapeauter vulgairement de chinoiserie ou autre pointillisme désabusé. Il vous suffit de me suivre et de profiter de l’ombre de mes fioritures.

Principalement vôtre.

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Chère Majuscule,

Devons nous vous rappeler qu’avant d’être majeure, vous fûtes mineure comme nous toutes ! Seul, le point vous engendre, gardez-vous le au chaud, l’unité faisant  la force nous enchaînons la virgule au point, la curiosité à l’interrogation ,le rire à l’exclamation et faisons fi de votre bienséance.

Majoritairement vôtre

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Par Denise, atelier d’écriture de Beauzelle

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Poème inspiré lors des ateliers d’écriture sur les Correspondances Impertinentes

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Humeurs d’Auto

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Je polissais longtemps sa coque
Et la ravitaillais pourtant
Des tous meilleurs des carburants
Et pour dire, à la moindre cloque
On repeignait sa jolie robe.
Dormant tous les jours à couvert,
Couverture à carreaux pour l’hiver,
Rarement levée avant l’aube
Et logeant aux parkings ombreux,
Elle vivait des jours heureux.

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Mais croyez-vous qu’à cette ingrate
Suffît le traitement des rois ?
… Elle fit demande immédiate
De plus élégante courroie,
Et réclama les huiles fines
Des plus luxueuses berlines !
Coquette dessous le capot,
Et de gourmandise affectée
Il la fallut mettre au repos,
Et contenter ses volontés…

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- Aussi ne comptez pas sur moi
Jusqu’au prochain jeudi du mois. *

JCP

* : Toute ressemblance avec des
situations réelles ou des automobiles
ayant existé serait fortuite.

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Par Jean-Claude Paillous, ateliers d’écriture de Beauzelle

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Correspondances Impertinentes au Zoo

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DU RIFIFI AU ZOO  « LA SAVANE DOREE » –


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Monsieur Le Directeur,

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Moi, la Girafe d’Afrique, fleuron du zoo,  me voici bien déconfite, contrariée,  inquiète, je ne   dors plus. Les travaux de rénovation du parc que nous attendons tous depuis si longtemps, vont débuter très  bientôt.

La rumeur m’apprend mon changement d’enclos. Voilà  donc la cause de ma tristesse et de mon indignation : j’attends l’octroi d’un espace convenant à ma prestance, à ma noblesse, consciente d’être  un personnage d’exception.

Voici que l’on m’informe que je vais devoir partager ma nouvelle demeure avec le Tigre Blanc du Bengale à l’œil chassieux, et m’installer, moi la Girafe, au milieu de rochers et de mares verdâtres. Ce gros matou, tout juste deux ans et demi, pas encore éduqué, rugit à tout bout de champs et de son pas nonchalant, le regard chafouin, va s’étendre sur les gros rocs, les babines tâchées du sang de sa nourriture répugnante.

Qui de nous deux aura la préférence des visiteurs ? Serait-ce moi, discrète, la taille fine et élancée ? Mon cou se meut divinement à chacun de mes pas, mettant en valeur, que dis-je, en évidence, le port gracieux de ma tête, mes  yeux dorés soulignés de battements de cils distingués. Quelle grâce n’est-ce pas ? Ma robe nette, soignée, bien repassée aux couleurs chatoyantes et  mes longues jambes musclées campent ma santé et ma vigueur. Où poserai-je mes sabots vernis dans ces éboulis ? Quels arbres pourrai-je brouter tout mon saoul ?

Il est inimaginable, impensable, Monsieur le Directeur que ce gros chat bruyant ait  la place d’honneur dans le cœur des visiteurs.

Je vous suggère donc, ou plutôt je vous demande, de m’installer, moi, et moi seule, dans le grand enclos, face à l’entrée principale, place de choix me revenant de fait. Ne suis-je pas l’aînée, tout juste à la fleur de l’âge ? Je serai là à ma place dans l’écrin dû par ce physique avantageux mis en valeur.

Placez donc le jeune fauve dans l’enclos du fond de l’allée numéro 4, là il n’effraiera plus personne et pourra dormir sans être dérangé par les enfants turbulents qui ne s’aventurent presque  jamais dans ce coin reculé à la fin de la visite du parc.

Je ne doute pas, Monsieur le Directeur, que ma requête soit prise en considération et j’attends avec impatience votre bienveillante décision qui ne peut que m’être favorable, moi, personnage  essentiel, attachant, très attachant.

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Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression  de mes meilleurs sentiments.

Dicioudailleurs, le 2 mai  2010,

La Girafe d’Afrique

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Bonjour Monsieur le Directeur,

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Je suis le Tigre Blanc du Bengale, Allée 2, emplacement numéro 5, tout étonné, inquiet de mon prochain changement d’enclos. J’apprends que je vais devoir partager mon espace avec la Girafe vaniteuse aux sabots tous noirs et qui marche sans arrêt.

Monsieur Le Directeur, quel moment aurai-je pour prendre un peu de repos pour ma sieste ? Cette grande pédante orgueilleuse, au regard fuyant, me toise toujours de haut, l’arrogante.

Moi, le magnifique tigre plein de fougue, avoir un compagnon de jeux, quel bonheur, je l’attends depuis si longtemps, mais cette prétentieuse géante m’inquiète : je ne peux même pas la regarder dans les yeux et prévoir ses déplacements incessants. Ses jambes frêles n’en finissent pas de m’obséder, elles s’agiteront sans cesse devant mon regard troublé. De plus, elle ne mange que de l’herbe : quelle drôle d’idée, ne trouvez-vous pas ?

Admettez, Monsieur le Directeur, que cette  promiscuité saugrenue  risque de me faire perdre sommeil et appétit. Quels regards auront les visiteurs devant ce tigre tout « déprofité »,

Triste, l’œil morne et la robe terne ? Les vétérinaires, que je crains tellement, vont avoir du travail pour me tenir en forme. Ils viendront me piquer, tâter mon pauvre corps,  l’écouter, me vacciner, me donner de nouvelles vitamines, quelles tracasseries que tout cela, que de soucis.

Quel désastre, Monsieur le Directeur ! Peut-être, dans votre bienveillante attention, pourriez-vous me donner un autre compagnon et me placer dans un autre espace mieux adapté ?

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Avec mes remerciements anticipés et sincères, recevez, Monsieur le Directeur, mes Salutations empressées.

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Dicioudailleurs, le 4 mai 2010

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Le Tigre Blanc du Bengale.

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Mademoiselle La Girafe d’Afrique,

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Je constate, avec tristesse, que les dispositions prises pour  l’ensemble des pensionnaires du parc ne vous conviennent pas. Vous serez tous provisoirement répartis par petits groupes, le temps des travaux d’aménagement définitifs.

Nous n’avons pas assez d’enclos pour vous installer comme vous le souhaiteriez  en attendant l’emplacement étudié pour vous et que vous rejoindrez dès  que possible.

Pour patienter, puisque votre humeur fâcheuse refuse la présence du Tigre du Bengale, si vous le préférez, je puis vous installer, à titre provisoire, cela va de soi, dans l’enclos et les bassins aux crocodiles.

Je me tiens à votre disposition et attend votre accord afin de donner les ordres en vue de ce nouveau changement

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Recevez, Mademoiselle la Girafe, mes Salutations Respectueuses.

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Dicioudailleurs, le 5 mai 2010

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M. Dubol, Directeur du Zoo « La Savane Dorée »

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Monsieur Le Tigre du Bengale,

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Je croyais avoir décelé en vous un grand cœur et une grande docilité. Je constate avec tristesse que les dispositions prises pour l’ensemble des pensionnaires à titre provisoire, en attendant la fin des travaux, ne vous conviennent pas. Ces mesures ont été étudiées au mieux pour un confort et un repos adaptés à chacun.

Pour patienter, puisque tel est votre souhait, ne supportant pas l’idée de cohabiter avec Mademoiselle la Girafe, je vous propose, à titre provisoire cela va de soi, de vous installer dans l’enclos avec les reptiles d’Asie et d’Amazonie.

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Je me tiens à votre disposition, Monsieur le Tigre du Bengale, et en attendant votre accord pour donner les directives en vue de ce nouveau changement, je vous adresse l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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Dicioudailleurs, le  5 mai 2010

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M. Dubol, Directeur du Zoo « La Savane Dorée »


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Monsieur Le Tigre Blanc du Bengale,

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Bien malgré moi, moi la Girafe d’Afrique, je vais devoir vivre quelques temps en votre compagnie, vous le Tigre du Bengale, tout jeunot et plein de fougue.

Entre le bassin aux crocodiles et votre présence, je choisi, avec votre assentiment, de passer quelques temps à vos côtés, contrainte et forcée par l’administrateur.

Je suggère que nous nous ignorions gentiment, chacun dans son espace, sans disputes ni mots déplacés. Se chamailler n’amènerait que difficultés supplémentaires entre nous, de plus nous serions, tous deux, la risée du voisinage.

Si vous acceptez mon offre de cohabitation, je m’engage à respecter votre partie de territoire et votre intimité.

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J’attends avec impatience votre réponse afin de formaliser ce rapprochement forcé, et vous adresse, Monsieur Le Tigre, mes sincères salutations.

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Dicioudailleurs, le 5 mai 2010

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Mlle La Girafe d’Afrique, Zoo la « Savane Dorée »

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Mademoiselle La Girafe d’Afrique,

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Poussé par le Directeur du parc, Monsieur Dubol, me voilà donc obligé de cohabiter avec vous, bien que nous n’ayons, me semble-t-il, aucune affinité.

Entre l’enclos aux reptiles et votre présence, je choisis de faire un effort, et de passer ces quelques jours dans le même enclos que vous, restant dans la partie que nous conviendrons de nous répartir, en tout bien tout honneur. Les chicanes et querelles n’étant pas mon fort, je m’engage à vous respecter et ne pas entrer dans la zone que, d’un commun accord, nous nous serons octroyée.

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Je vous adresse, Mademoiselle le Girafe, mes sincères salutations.

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Dicioudailleurs, le  mai 2010

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Le Tigre Blanc du Bengale, Zoo la « Savane Dorée »

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P.S. : Une réponse commune à Monsieur le Directeur, me semble   appropriée. Je vous laisse le soin de rédiger ce courrier à votre convenance. Merci d’avance.

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Monsieur le Directeur du Zoo,

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Nous, Monsieur le Tigre du Bengale et moi-même, la Girafe d’Afrique, après discussions

et concertation, avons accepté de vivre dans l’enclos commun que vous nous avez  offert de

partager, le temps des travaux. L’aménagement des nouveaux  parcs personnels terminés,

nous rejoindrons très vite ceux-ci, dès qu’ils seront mis à notre disposition. La communauté

des reptiles ou des crocodiles ne convenant pas à notre standing, ni à nos cultures.

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Nous décidons, d’un commun accord, de partager l’espace qui nous sera octroyé, sans

rechigner.

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Nous vous adressons, Monsieur le Directeur, nos Salutations Distinguées.

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Dicioudailleurs, le ­ 6 mai 2010

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Mlle La Girafe d’Afrique,  Mr Le Tigre Blanc du Bengale.

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Chers Amis,

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Les travaux maintenant achevés, chacun d’entre vous va pouvoir enfin rejoindre son enclos et évoluer dans l’espace correspondant le mieux à sa morphologie et sa spécificité.

C’est en bon ordre, que vous rejoindrez, à votre tour, la place étudiée pour vous et qui vous est octroyée.

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Je vous souhaite, à vous tous, une excellente installation.

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Votre dévoué Directeur, Mr Dubol.

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Dicioudailleurs, le 2 Juin 2011

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Monsieur Dubol, Directeur du Zoo » La Savane Dorée »

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Monsieur Dubol , Directeur du Zoo,

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Les travaux sont terminés, et c’est avec beaucoup de peine et de chagrin que notre séparation s’annonce. Le Tigre Blanc du Bengale et moi-même La Girafe d’Afrique nous entendons si bien, notre complicité est aujourd’hui accomplie.

Monsieur le Directeur, notre vie commune durant ces quelques mois, s’est déroulée dans les meilleures conditions, pourquoi aujourd’hui nous séparer ? Nous avons appris à nous respecter et cet éloignement prochain nous semble intolérable, insupportable. Nous arracher à nos habitudes serait pour nous, une grande déchirure, une vraie souffrance, une plaie béante dans nos cœurs.

Monsieur le Directeur, nous sollicitons de votre bienveillance l’autorisation exceptionnelle de rester l’un près de l’autre, dans le même enclos, en tout bien tout honneur, comme il convient à des amis sérieux, bien éduqués. Ce choix pourrait, par ailleurs, amener de nouveaux visiteurs intéressés par notre cohabitation amicale et chaleureuse.

Nous vous remercions, Monsieur le Directeur, de prendre le temps de réfléchir en toute objectivité à notre demande et de faire le bon choix en retenant la solution qui vous paraîtra la plus profitable pour nous tous, et pour la bonne marche du Zoo.

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Recevez, Monsieur le Directeur, nos sincères salutations.

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Dicioudailleurs, le 3 Juin 2011

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Mlle La Girafe d’Afrique,  Mr Le Tigre du Bengale

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Mlle La Girafe d’Afrique, Mr Le Tigre du Bengale,

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Que de contestations avec vous. Vous ne vouliez pas être réunis dans le même enclos, et voilà maintenant que vous ne pourriez plus vous quitter ???

Que de complications et de tergiversations !!! Je ne tolèrerai ni rebellions, ni discussions. Le règlement  du zoo étant établi de manière définitive, j’accepte à titre tout à fait exceptionnel d’ajouter un avenant aux statuts à la condition que vous y souscriviez, sans émettre la moindre réserve.

Vous serez donc installés, face à l’entrée principale dans un espace important et convivial qui, je le souhaite vivement, n’entraînera plus de contestations ni de réclamations.

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Je vous souhaite une bonne installation à tous deux et vous présente mes salutations.

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Dicioudailleurs, le 12 Juin 2O11

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Monsieur Dubol, Directeur du Zoo « La Savane Dorée »

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Par Geneviève, atelier d’écriture de Beauzelle

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